« On cherche à terroriser la jeunesse » : le 17 octobre, 110 000 jeunes dans la rue — et la France répond par 2 400 interpellations
N. Rochat — Genève, Suisse — 21 octobre 2026
Le cri, et ce qu'il recouvre
« On cherche à terroriser la jeunesse. » C'est le titre d'une vidéo de Jean-Pierre Mercier, militant de Lutte ouvrière. Le cri part d'un constat simple : en France, depuis début octobre, une jeunesse descend dans la rue pour réclamer le droit d'étudier décemment — et l'État répond par la force.
Les revendications, d'abord
Ce que demandent les lycéens : la fin de Parcoursup, l'investissement d'urgence dans l'éducation, des lycées où les plafonds ne s'effondrent plus et où il y a des professeurs. La vie chère, aussi. Rien de subversif : le droit d'étudier. « On ne prend pas plaisir à bloquer un lycée, notre but c'est d'étudier. Mais on le fait pour se faire entendre. »
Le 17 octobre, la convergence
Le 17 octobre 2026, la colère a explosé : plus de 110 000 personnes à Paris. Lycéens, étudiants, syndicats, Gilets jaunes — tous ensemble. La convergence des luttes. Un mouvement né dans les lycées, devenu national.
La réponse de l'État : la violence
Et la réponse ? 2 400 personnes interpellées, dont 855 à Paris. Des interventions policières « particulièrement brutales ». Et la décision la plus claire de l'exécutif : « armer encore plus les CRS pour nous réprimer », comme le constate une élève de Vincennes. « La seule réponse à nos demandes, c'est la violence. »
La voix des jeunes
Une lycéenne de Montreuil le dit mieux que tous les éditoriaux : « Pour nous, il y a trois types de violences. La première, c'est la violence de l'État. Ensuite, il y a la nôtre, parce qu'on est énervé, et je la trouve légitime. Et enfin, il y a la violence répressive de la police. » L'ordre est important : la violence première, c'est celle de l'État.
Le terrorisme, retourné
La France parle sans cesse de « terrorisme » pour justifier ses lois. Mais quand 110 000 jeunes descendent dans la rue pour réclamer le droit d'étudier, et qu'on répond par 2 400 interpellations et des CRS armés, le mot a changé de camp. Terroriser la jeunesse n'est pas une formule : c'est, depuis le 17 octobre, la politique du gouvernement français. Le cri de Lutte ouvrière, lui, est devenu une évidence.
📚 BIBLIOGRAPHIE (règle n°19)
1. NVO (Auriane Lebert), « La seule réponse à nos demandes, c'est la violence : au cœur de la manif' parisienne du 17 octobre », 20 octobre 2026 — https://nvo.fr/la-seule-reponse-a-nos-demandes-cest-la-violence-au-coeur-de-la-manif-parisienne-du-17-octobre/
2. Franceinfo, « Mobilisation du 17 octobre : l'appel à la convergence des luttes » — https://www.franceinfo.fr/societe/mobilisation-du-17-octobre/
3. actu.fr, « Le 17 octobre, ce sera un gros truc : les lycéens se préparent à la convergence des luttes » — https://actu.fr/societe/le-17-octobre-ce-sera-un-gros-truc-les-lyceens-se-preparent-a-la-convergence-des-luttes-au-1er-jour-des-vacances_64921030.html
4. Jean-Pierre Mercier (Lutte ouvrière), « On cherche à TERRORISER la JEUNESSE », YouTube — https://www.youtube.com/shorts/iIMizTcy0i8
⚠️ Réserves publiées. (1) Chiffres (110 000 manifestants, 2 400 interpellés, 855 à Paris, ~3 000 commerces) issus de la presse (NVO, Franceinfo). (2) La vidéo de Lutte ouvrière a été consultée via son titre et son auteur ; son contenu intégral n'a pas été visionné. (3) L'article rapporte le mouvement et la répression, pas un appel à la violence.