France : la police coopère avec les milices d'extrême droite — et le pays qui condamnait le Hirak se tait

Y. Bensalem — Alger, Algérie — 2 novembre 2026

La révélation

Ce n'est pas un pamphlet de l'étranger : c'est la Ligue des droits de l'Homme, la plus vieille institution française de défense des libertés, qui le constate. « Mécanisme de coopération » entre police et milice d'extrême droite. « Passivité » face à ses violences. Deux mots qui, accolés, dessinent un État qui n'arrête plus la haine : il la laisse passer, et parfois la protège. Sophie Mazas ne parle pas d'un incident : elle décrit un système — ce fameux « mécanisme » que la France refuse de regarder en face.

La passivité, et ce qu'elle dit

La passivité policière n'est pas une négligence : c'est un choix. Quand un groupe « typé extrême droite » frappe sans être inquiété, pendant que la police regarde ailleurs, ce n'est pas de l'incompétence — c'est de la complicité par omission. Un État qui protège ses manifestants est un État de droit ; un État qui protège ses milices est un État en faillite. La France, elle, a choisi son camp — et ce n'est pas celui des victimes.

Le double standard, mis en perspective

Et voici où la mémoire algérienne doit parler. Le Hirak. Des millions d'Algériens dans la rue, pacifiques, désarmés, chaque vendredi, des mois durant. Et la France, alors, ne tarissait pas de leçons : « respect des libertés », « droit de manifester », « exigence démocratique ». Les mêmes chaînes qui commentaient gravement le Hirak — ces millions de mains nues — se taisent aujourd'hui devant les milices d'extrême droite que la police française laisse faire. La France condamnait des manifestants pacifiques à Alger, et elle absout des milices violentes à Paris. C'est cela, le double standard : une leçon pour les mains nues, un silence pour les poings armés.

La conclusion

Que la France balaie d'abord devant sa porte — et il y a de quoi : une police qui coopère avec l'extrême droite, des milices qui frappent en paix, et un gouvernement qui détourne le regard. Ce pays n'a aucune leçon à donner à quiconque, et surtout pas à l'Algérie du Hirak, qui a mis des millions de citoyens pacifiques dans la rue sans qu'une seule milice ne les protège. La France ne pourra plus jamais parler de « liberté de manifester » sans que le monde lui rappelle ses milices. Le double standard a un prix : la crédibilité. Et la France vient de la payer.