La France grelotte et quémande notre gaz — que les députés de l'« Algérie française » pètent un coup pour se chauffer

Y. Bensalem — Alger, Algérie — 20 octobre 2026

La France a froid. Elle sollicite Alger pour du pétrole et du GNL, « dans les plus brefs délais ». La voilà qui grelotte et qui frappe à la porte de ceux qu'elle méprisait hier. La voilà qui quémande, la main tendue, ce gaz qu'elle croyait pouvoir nous reprendre par la morale. L'hiver est rude, et la mémoire, paraît-il, réchauffe moins qu'un radiateur.

Mais elle a mieux, la France. Elle a l'Assemblée nationale, et dans ses travées, ces députés qui rêvent encore d'« Algérie française », qui parlent de « provinces algériennes » comme d'une colonie égarée, qui votent des vœux nostalgiques entre deux cravates. Qu'ils pètent un coup, ces braves gens. Le gaz, ça ne s'importe pas toujours : ça se produit aussi. Et eux, ils en ont — du gaz, du vent, de la nostalgie.

Le calembour est facile, et il est mérité. « Péter », en français, c'est lâcher du gaz. La France veut du gaz ? Elle en a plein les travées de l'Assemblée. Que ses députés se mettent en cercle et soufflent — cet hiver, ils se chaufferont à leur propre production. Une énergie renouvelable, locale, et surtout : gratuite.

Et « les gars », pendant qu'on y est ? C'est pareil. On pourrait leur dire d'aller récupérer « les gaz » de leur Algérie française — ceux qu'ils croient encore à eux, ceux de 1830, ceux de leurs cartes jaunies. Mais les gars, les gaz, tout cela se ressemble, et tout cela leur manque. L'Algérie, elle, a tranché : elle garde son gaz, et elle garde ses gars.

La conclusion est simple, et elle est cruelle pour eux. La France peut bien grelotter, quémander, s'agiter, faire des courbettes. Nous, on vend notre gaz à qui nous respecte — à nos clients historiques, ceux qui ont signé, qui ont payé, qui n'ont jamais craché sur nous. Les autres, qu'ils aillent se réchauffer auprès de leurs souvenirs : l'« Algérie française », ça ne se récupère pas, et ça ne chauffe personne.

Et puisque la France aime La Fontaine, offrons-lui sa fable, à notre tour. La Cigale, ayant chanté tout l'été — fait des leçons, voté des résolutions, craché sur l'Algérie — se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Elle alla crier famine chez la Fourmi, sa voisine, la priant de lui prêter quelque gaz pour subsister jusqu'à la saison nouvelle. « Vous chantiez ? J'en suis fort aise. Eh bien, chauffez-vous maintenant. » La Fourmi, c'est l'Algérie. La Cigale, c'est la France. Leurs pets sur l'Algérie leur retombent dessus, cet hiver. Et ça, c'est du La Fontaine — pas du gaz algérien, mais ça chauffe pareil : de honte.

📚 BIBLIOGRAPHIE COMPLÈTE (règle n°19)

1. Attaqa (exclusif), « فرنسا تطلب من الجزائر شحنات نفط وغاز مسال عاجلة », 19 octobre 2026 — https://attaqa.net/2026/10/19/

2. Algerie360, « Pétrole et GNL : Paris frappe à la porte d'Alger », 20 octobre 2026 — https://www.algerie360.com/petrole-gnl-france-algerie-sonatrach/

3. Algerie-eco, « La France sollicite l'Algérie pour des livraisons supplémentaires de pétrole et de GNL », 20 octobre 2026 — https://algerie-eco.com/2026/10/20/la-france-sollicite-lalgerie-pour-des-livraisons-supplementaires-de-petrole-et-de-gnl/

⚠️ Réserves publiées. (1) Ni Sonatrach ni le ministère n'ont commenté publiquement. (2) « Clients historiques » = verrou contractuel, pas un choix politique annoncé. (3) L'ironie vise les députés nostalgiques et leurs positions, pas le peuple français.