Force sahélo-saharienne : 25 000 hommes, 2 % du budget de la défense — et l'acier algérien pour les blindés. Voici comment on sécurise cinq millions de kilomètres carrés
Nassim Bouzid — Alger, Algérie — 19 septembre 2026
Note de méthode. Ce dossier est une proposition — pas un reportage. Les faits sont sourcés et datés ; les chiffres de la force proposée sont les nôtres, et nous le disons. Nous expliquons nos calculs, nous nommons ce qui manque, et nous disons aussi ce que nous ne savons pas. Un projet qu'on ne peut pas contester n'est pas un projet : c'est un slogan.
🌍 Le constat : le sud est notre flanc, et il brûle
L'Algérie est un pays du Nord qui a un problème du Sud. Ce n'est pas une formule : c'est une géographie. Le terrorisme, les trafics d'armes et de drogue, les filières migratoires, les crises d'États — tout cela monte du Sahel vers le Maghreb, et frappe nos frontières avant de frapper nos villes.
Regardons ce qui s'est passé ces dernières semaines, sans rien exagérer :
- une opération armée a visé l'aéroport international de Niamey ;
- un blocus de l'approvisionnement en carburant a été imposé au Mali — c'est-à-dire une action de déstabilisation économique, pas seulement militaire ;
- et la force unifiée de l'Alliance des États du Sahel est passée de 5 000 à 6 000 hommes, sur annonce du président nigérien Abdourahamane Tiani, face à des groupes qui bénéficient, selon lui, de soutiens en armement et en renseignement de haute technologie.
Retenez ce dernier point, parce qu'il est le cœur du problème : les groupes qui nous combattent disposent aujourd'hui de capacités de renseignement avancées. Ils sont mieux informés que certains États. Et nous leur répondons avec des postes fixes et des colonnes de pickup.
⛔ Ce qui a déjà échoué — et il faut comprendre pourquoi
Nous ne partons pas de zéro, et nous ne partirons pas d'une page blanche. D'autres ont essayé. Voici ce qu'ils ont fait, et pourquoi ça n'a pas tenu.
Le G5 Sahel — Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad — devait lever une force commune de 10 000 hommes, avec 50 millions d'euros. Sur le papier, c'était sérieux. Dans les faits, elle n'a jamais atteint ses effectifs, et elle a fini par se dissoudre.
Pourquoi ? Trois raisons, et elles sont toutes instructives :
1. L'argent n'a jamais suivi. 50 millions d'euros pour sécuriser un territoire plus grand que l'Europe de l'Ouest, c'était dérisoire. Une force mal payée est une force qui rentre chez elle.
2. Il n'y avait pas de commandement unique. Cinq armées, cinq chaînes de décision, et personne pour trancher. Une force conjointe sans chef unique n'est pas une force : c'est une réunion.
3. Elle dépendait de l'extérieur. Financement européen, formation française, matériel disparate. Le jour où le vent a tourné, tout s'est arrêté.
Et la leçon tient en une phrase, que nous posons comme principe : une alliance sans argent propre, sans commandement unique et sans industrie derrière elle ne survit pas à sa première crise.
Deuxième tentative, plus récente et plus solide : l'AES. Mali, Burkina Faso, Niger ont quitté la CEDEAO, formé une confédération, et lancé en décembre une force unifiée. Elle compte aujourd'hui 6 000 hommes. Elle existe, elle se bat, et il faut le dire clairement : elle a fait plus en un an que le G5 Sahel en dix.
Mais 6 000 hommes pour trois pays, sur une surface équivalente à deux fois la France, ce n'est pas une force : c'est un noyau. Et une évidence s'impose, que personne ne veut dire à voix haute : ni le Mali, ni le Burkina, ni le Niger n'ont les moyens industriels de soutenir une guerre longue. Ils achètent. Ils ne produisent pas. Et qui achète dépend de qui vend.
🎯 La proposition : la Force sahélo-saharienne — 25 000 hommes
Voici ce que nous proposons, et nous assumons les chiffres.
Une force conjointe de 25 000 hommes, organisée en quatre composantes :
| Composante | Effectif | Rôle |
|---|---|---|
| 3 brigades d'intervention rapide | 9 000 | héliportées et mobiles — elles frappent, elles ne tiennent pas le terrain |
| Surveillance des frontières | 9 000 | mobile, appuyée par des drones — aucun poste fixe à défendre |
| État-major permanent et centre de renseignement | 2 500 | le cerveau : fusion du renseignement, planification, transmissions |
| Logistique, génie, santé, transport aérien | 4 500 | sans cette colonne, une force ne se déplace pas |
| TOTAL | 25 000 |
Et voici pourquoi 25 000, et surtout pourquoi pas plus.
Contre une guérilla, ce n'est pas le nombre qui décide : c'est la mobilité. Vingt mille hommes répartis dans des postes fixes se font contourner, un par un, et finissent par subir. Vingt-cinq mille hommes mobiles, dotés de renseignement et de transport aérien, prennent l'initiative — et une insurrection qui perd l'initiative est une insurrection qui recule.
Ce n'est pas nous qui l'inventons : c'est la leçon de toutes les guerres irrégulières de ces trente dernières années. Les forces qui ont gagné étaient mobiles, renseignées et payées. Celles qui ont perdu étaient nombreuses, statiques et abandonnées.
🔧 La montée en puissance — en trois phases, et c'est capital
On ne demande à personne de signer pour 25 000 hommes le premier jour. Un projet crédible commence petit et tient ses promesses.
| Phase | Durée | Effectif | Ce qu'on installe |
|---|---|---|---|
| 1 — LE NOYAU | 12 à 18 mois | 5 000 | une brigade opérationnelle, l'état-major permanent, le centre de fusion du renseignement |
| 2 — LA MONTÉE | 2 à 3 ans | 15 000 | trois brigades, la surveillance mobile des frontières, les premiers drones |
| 3 — LA FORCE PLEINE | 4 à 5 ans | 25 000 | la composante aérienne : transport, drones armés, appui |
La phase 1 est la seule qui compte politiquement. Cinq mille hommes, un état-major, un centre de renseignement : c'est finançable, c'est vérifiable, et ça produit des résultats visibles en dix-huit mois. Le reste n'est qu'une suite arithmétique — à condition que la première étape soit tenue.
Et voici la répartition que nous proposons, pays par pays :
| Pays | Contribution en hommes | Contribution spécifique |
|---|---|---|
| Algérie | 6 000 | transport aérien, drones, renseignement, formation, état-major |
| Nigeria | 5 000 | effectifs, poids démographique et économique |
| Tchad | 4 000 | l'armée la plus aguerrie du Sahel |
| Tunisie | 3 000 | effectifs, façade méditerranéenne |
| Mauritanie | 2 000 | façade atlantique, liaison Maghreb–Afrique de l'Ouest |
| Mali, Burkina Faso, Niger | 2 000 chacun | ils combattent déjà : leur apport est l'expérience du terrain |
| Sénégal | 1 500 | ouverture atlantique, crédibilité diplomatique |
| TOTAL | 25 500 |
💰 Le chiffre qui change tout : DEUX POUR CENT
Voici maintenant l'argument décisif, et il tient en un calcul que chacun peut refaire.
Ce que coûte l'entretien annuel d'une force de 25 000 hommes : soldes, carburant, munitions, maintenance, transport, santé. Une force de cette taille, entraînée et projetable, coûte entre 400 et 600 millions de dollars par an. Nous prenons la fourchette haute, par honnêteté : 600 millions.
Et voici à quoi on la compare : le budget algérien de la défense nationale pour l'exercice 2026 s'élève à près de 25 milliards de dollars.
### Deux pour cent du budget algérien de la défense financent une force de 25 000 hommes couvrant cinq millions de kilomètres carrés.
Mesurez ce que cela signifie. L'Algérie dépense déjà cette somme — et davantage — pour sa propre armée, sans sécuriser un seul kilomètre au sud de ses frontières. Il ne s'agit donc pas de trouver de l'argent nouveau : il s'agit de décider que la sécurité du flanc sud est une priorité nationale, au même titre que la défense du nord.
Et il faut ajouter une chose, qui relève du simple bon sens : une force qui tient le Sahel coûte moins cher qu'une force qui attend le Sahel à nos frontières. La différence, ce sont les moyens aériens, les états-majors, la logistique et la permanence — c'est-à-dire exactement ce qu'une force conjointe mutualise.
🏗️ L'ACIER — le levier que personne ne voit, et c'est le plus puissant
Et maintenant, parlons de ce dont personne ne parle dans ce débat : la matière.
Le groupe Tosyali Algérie, à Bethioua, dans la wilaya d'Oran, a lancé en février 2026 la production de son nouveau complexe de laminage à froid. Les chiffres sont publics :
- 500 000 mètres carrés de surface ;
- 1,8 million de tonnes de capacité annuelle ;
- et une production d'acier plat — bobines laminées à froid, acier décapé et huilé.
Pourquoi c'est décisif pour une force armée ? Parce que l'acier PLAT est précisément celui dont on fait :
- les plaques de blindage — la protection des véhicules ;
- les caisses et châssis de véhicules blindés ;
- les tourelles, les abris, les postes de tir ;
- et toute la structure métallique d'une armée moderne.
Autrement dit : l'Algérie ne produit plus seulement de l'acier — elle produit l'acier dont on fait des armes. Et elle est le seul pays de la région à pouvoir le faire à cette échelle. Aucun des États du Sahel n'a de laminoir à froid. Aucun. Ils achètent leurs blindés à l'étranger, au prix du marché mondial, avec des délais de livraison que décide le vendeur.
Et là se trouve l'argument industriel que nous voulons mettre sur la table : quatre ou cinq armées qui commandent séparément paient le prix fort. Quatre ou cinq armées qui commandent ensemble font vivre une usine — et font baisser le prix unitaire. Les mêmes 25 000 hommes coûtent moins cher s'ils sont équipés par une chaîne de production régionale que s'ils sont habillés par cinq importateurs différents.
Une force conjointe n'est donc pas seulement une dépense de sécurité : c'est un carnet de commandes. Et un carnet de commandes, ça crée des emplois, ça forme des ingénieurs, et ça retient les compétences au lieu de les exporter.
🔑 Les six leviers, et comment on les actionne
1. Le levier INSTITUTIONNEL — et il existe déjà. Le Processus de Nouakchott, créé en 2013 sous mandat de l'Union africaine, réunit précisément les pays concernés pour la coopération sécuritaire au Sahel et au Sahara. Il existe sur le papier et ne pèse rien en pratique. C'est lui qu'il faut réveiller — et lui donner un mandat du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine. La légitimité africaine vaut mieux qu'une initiative isolée : elle protège des accusations d'hégémonie.
2. Le levier MILITAIRE. Un état-major permanent, un centre de fusion du renseignement, des patrouilles de frontière communes, et une chaîne de commandement unique — c'est la leçon du G5 Sahel. Le renseignement d'abord : sans lui, la meilleure brigade du monde court après des ombres.
3. Le levier INDUSTRIEL — l'acier, les drones, les munitions, la maintenance. Ce que l'Algérie produit, on le partage. Ce que la région commande, on le commande ensemble.
4. Le levier ÉCONOMIQUE. Le gazoduc transsaharien, la route transsaharienne, le port de Djen Djen, la zone de libre-échange continentale africaine. Et le sous-sol : l'or du Mali, l'uranium du Niger. Une alliance qui ne partage que la guerre ne dure pas ; une alliance qui partage des routes, de l'énergie et des revenus, oui.
5. Le levier FINANCIER. Un fonds commun, alimenté par les recettes d'hydrocarbures — pas par l'emprunt. Une force qu'on ne peut pas payer n'est pas une force : c'est une promesse.
6. Et le levier DIPLOMATIQUE — celui qui n'appartient qu'à l'Algérie. L'Algérie n'a AUCUNE base militaire étrangère sur son sol. Aucune. Ni française, ni américaine, ni russe, ni turque, ni émiratie. C'est unique dans toute la région. Et c'est l'argument décisif : nous ne venons pas avec des troupes, nous venons avec des moyens. Personne d'autre, dans ce voisinage, ne peut dire cela.
🚫 Et la vérité sur les absents — parce que c'est elle qui nous rend crédibles
Une proposition sérieuse dit aussi qui ne viendra pas. Et pourquoi. Nous préférons l'écrire plutôt que de laisser croire à une alliance de dix pays qui n'existera jamais.
L'Égypte ne viendra pas. C'est la première armée d'Afrique, et elle est alliée des États-Unis, dont elle reçoit une aide militaire annuelle considérable ; elle est normalisée avec Israël ; et surtout : Le Caire et Alger soutiennent des camps opposés en Libye. Demander à un rival de venir sous votre commandement, ce n'est pas de la diplomatie : c'est une erreur d'analyse.
La Libye ne peut pas venir — non par refus, mais parce qu'il n'existe pas un interlocuteur unique. Deux gouvernements, deux armées, deux légitimités. On ne signe pas un traité avec un pays qui n'a pas encore décidé qui le représente.
Le Soudan ne peut pas venir — il est en guerre civile. Aucune capacité, et aucune autorité en mesure de s'engager.
Et deux autres sont fragiles : la Tunisie, dont la marge de manœuvre est contrainte par une situation économique difficile ; et le Sénégal, qui est resté dans la CEDEAO et ne s'aligne pas sur l'AES.
Nous ne disons pas cela pour affaiblir la proposition. Nous le disons parce qu'une alliance annoncée à dix et réalisée à sept est une alliance humiliée — et qu'une alliance annoncée à sept et réalisée à sept est une alliance qui tient. Notre liste réelle fait déjà 25 500 hommes. Cela suffit.
⚖️ Ce que nous concédons, parce que c'est vrai
Premièrement : les 25 000 hommes, les 600 millions et le calendrier en trois phases sont NOS chiffres, pas ceux d'un état-major. Nous les avons construits à partir des précédents — le G5 Sahel à 10 000 hommes, l'AES à 6 000, le budget algérien à 25 milliards. Ils sont argumentés, ils ne sont pas officiels. Quiconque propose mieux doit le dire — et nous publierons sa réponse.
Deuxièmement : une force conjointe ne règle pas tout. Le terrorisme au Sahel n'est pas seulement militaire : il naît de la pauvreté, de l'absence d'État et des rivalités locales. Une armée peut gagner du temps ; elle ne construit pas une économie. C'est pourquoi les quatre autres leviers comptent autant que le premier.
Troisièmement : la coordination entre armées est très difficile en pratique. Langues, doctrines, matériels, grades, procédures : tout diffère. Les forces multinationales échouent souvent — et le G5 Sahel en est la démonstration. Nous ne promettons pas que ce sera facile. Nous disons que la mobilité et le renseignement partagé sont la seule voie qui ait jamais fonctionné.
Quatrièmement : nous n'avons pas les effectifs exacts des armées concernées, ni leurs budgets. Nous n'en citons donc aucun. Et nous n'avons pas eu accès à un document officiel algérien évoquant un tel projet : nous ne prétendons pas qu'il en existe un.
🎯 La conclusion, en cinq phrases
Le flanc sud de l'Algérie brûle, et il brûlera plus encore : les forces qui existent — 6 000 hommes pour l'AES — sont un noyau, pas une armée.
Le G5 Sahel est mort pour trois raisons qui restent vraies aujourd'hui : pas d'argent propre, pas de commandement unique, pas d'industrie derrière.
Notre proposition : 25 000 hommes en trois phases, un état-major permanent, un centre de renseignement, et six leviers — institutionnel, militaire, industriel, économique, financier, diplomatique.
Le coût : 2 % du budget algérien de la défense. L'acier existe, à Bethioua : 1,8 million de tonnes, de l'acier plat — celui dont on fait les blindages.
Et l'Algérie est le seul pays de la région sans aucune base militaire étrangère. C'est pour cela que ce projet ne peut venir que d'elle — parce que c'est le seul pays dont on ne dira pas qu'il vient pour autre chose que pour sécuriser.
🏛️ AUX DÉCIDEURS — ce que nous demandons
Cette section s'adresse nommément aux autorités algériennes. Nous n'écrivons pas de message aux dirigeants de notre propre initiative : celui-ci répond à une demande expresse.
Monsieur le Président de la République,
1. Faire du flanc sud une priorité nationale déclarée. Non pas une préoccupation, non pas un dossier suivi : une priorité annoncée, avec un objectif chiffré et une échéance. La sécurité du Sahel doit être traitée comme la défense du nord — parce que c'est la même défense, vue de l'autre côté.
2. Réveiller le Processus de Nouakchott plutôt que d'inventer une alliance nouvelle. Le cadre existe, il est africain, il est légitime. Il lui manque un mandat opérationnel, un état-major et un budget. Demander au Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine de le doter des trois — c'est la voie la plus rapide, et la moins contestable.
3. Proposer l'étape qui engage, et qui est finançable : LA PHASE 1. 5 000 hommes, un état-major permanent, un centre de fusion du renseignement, en dix-huit mois. Ne pas proposer d'emblée 25 000 hommes : proposer ce qu'on peut tenir, le tenir, et laisser la suite venir d'elle-même. Une première étape réussie vaut dix traités.
4. Mettre l'industrie sur la table dès la première réunion. C'est l'argument qui n'a jamais été utilisé, et c'est le plus fort. Offrir non seulement des hommes, mais une chaîne de production : l'acier plat de Bethioua, les capacités nationales de montage, la maintenance. Un partenaire qui reçoit des armes est un client ; un partenaire qui coproduit est un allié.
5. Créer un fonds commun alimenté par les recettes d'hydrocarbures. Pas d'emprunt, pas de financement extérieur — parce qu'un financement extérieur s'arrête quand le vent tourne, et le G5 Sahel en est mort. Un fonds algérien, abondé par les pays qui peuvent, et transparent pour tous.
6. Publier les chiffres. Combien de tentatives d'infiltration à nos frontières sud, par an ? Combien de groupes démantelés, combien d'armes saisies, combien de filières coupées ? Le pays ne peut pas soutenir un effort dont il ne voit pas les résultats — et un effort sans résultats publiés finit par être contesté.
7. Et le dire à l'Afrique, pas seulement à l'Algérie. Ce projet n'a de sens que s'il est porté comme une initiative africaine, au Sahel et à Addis-Abeba. Nous ne demandons pas à nos voisins de venir sous notre drapeau : nous leur proposons de lever le leur, ensemble, avec nos moyens. C'est la seule formulation qui peut être acceptée — et c'est aussi la seule qui soit vraie.
🔗 Les sources, en accès direct — cliquez et vérifiez vous-même
- Le budget algérien de la défense pour 2026, et le classement Global Firepower : l'ANP 27ᵉ mondiale, 2ᵉ d'Afrique derrière l'Égypte, devant le Nigeria et l'Afrique du Sud — Le Jeune Indépendant, 27 janvier 2026 : https://www.jeune-independant.net/selon-global-firepower-lanp-un-leader-regional/
- La force unifiée de l'AES, son passage de 5 000 à 6 000 hommes, l'attaque contre l'aéroport de Niamey et le blocus du carburant au Mali — Sahel Intelligence : https://sahel-intelligence.com/42023-sahel-laes-renforce-sa-force-militaire-face-a-la-montee-des-menaces-securitaires.html
- La production d'acier plat de Tosyali Algérie à Bethioua : 500 000 m², 1,8 million de tonnes par an, acier laminé à froid, décapé et huilé — Radio Algérienne, 8 février 2026 : https://news.radioalgerie.dz/en/node/91632
- La force commune du G5 Sahel : 10 000 hommes et 50 millions d'euros — PressAfrik : https://www.pressafrik.com/Mali-10-000-hommes-et-50-millions-d-euros-pour-la-force-commune-du-G5-Sahel_a166405.html
- Les trois géants militaires africains : Égypte, Algérie, Nigeria — Afrik.com : https://www.afrik.com/egypte-algerie-nigeria-les-trois-geants-militaires-africains
- Le Processus de Nouakchott et la coopération sécuritaire au Sahel et au Sahara, sous mandat de l'Union africaine — Mission de l'Union africaine pour le Mali et le Sahel : https://www.au-misahel.org/
Ces liens ouvrent directement les documents cités, avec leurs dates. Le premier et le troisième suffisent à vérifier les deux piliers de ce dossier : ce que l'Algérie dépense, et ce que l'Algérie produit.
Note finale. Les effectifs, le coût et le calendrier de la Force sahélo-saharienne sont des propositions chiffrées par nos soins, construites à partir de précédents documentés — nous ne les présentons pas comme un projet officiel, et il n'en existe aucun à notre connaissance. Nous n'avons pas les effectifs ni les budgets exacts des armées concernées, et nous n'en citons donc aucun. Là où nous ne savons pas, nous écrivons que nous ne savons pas — et sur un sujet de cette nature, c'est la seule position tenable.