Bolloré invente « l'armée de Tebboune » : une armée de chaînes, une machine à fake news

N. Rochat — Genève, Suisse — 27 octobre 2026

L'accusation, d'abord

Selon la presse, la machine Bolloré — CNews, Europe 1, le JDD, Paris Match — serait en campagne pour démontrer qu'Alger entretiendrait une « armée de Tebboune » sur le sol français : des agents, des relais, des influenceurs, des mosquées, que sais-je. La ficelle est connue : quand la France échoue, on lui trouve un ennemi extérieur. Le Sahel perdu ? Alger. Le gaz envolé ? Alger. Le marché perdu ? Alger. Et maintenant, une « armée » ? Toujours Alger. L'argument n'a jamais varié : il n'a jamais eu besoin de preuves.

Le fantasme, ensuite

Car de preuves, il n'y en a aucune. Une « armée de Tebboune » en France — combien de divisions ? Des noms ? Des documents ? Des preuves ? Rien. On cherche, on fouille, on interroge, et l'on ne trouve que ce que l'on avait déjà décidé de trouver. C'est la méthode Bolloré : on annonce la conclusion, puis on cherche les images qui collent. L'Albanie pour Paris, c'était le même procédé : on veut une foule musulmane, on va la chercher à l'étranger. On veut une « armée algérienne », on va la fabriquer en régie.

La projection, enfin — et elle est féroce

Et voici le sel de l'affaire. Qui parle d'« armée d'influence » ? Un homme qui possède CNews, C8, Europe 1, le Journal du Dimanche, Paris Match, et une constellation de médias qui matraquent, jour après jour, une seule et même ligne idéologique. Un homme dont les chaînes ont été sanctionnées par l'Arcom pour incitation à la haine. Un homme qui a fait de la désinformation une industrie. Voilà l'armée d'influence : elle a des chaînes, des journalistes, des fréquences, et un propriétaire. Et elle n'est pas algérienne — elle est bretonne. Bolloré cherche une armée étrangère pour ne pas voir la sienne, qui défile chaque soir à l'antenne.

La conclusion

On ne débusque pas « l'armée de Tebboune » en France pour une raison simple : elle n'existe pas. En revanche, l'armée de Bolloré, elle, existe, elle émet, et elle est mesurable — en fréquences, en audiences, en sanctions de l'Arcom. Quand un milliardaire possédant un empire médiatique accuse un pays étranger d'avoir « une armée d'influence », ce n'est pas une enquête : c'est un aveu. Et l'aveu, lui, n'a pas besoin d'images d'Albanie pour être entendu.

📚 BIBLIOGRAPHIE (règle n°19)

1. Elmuashir, « La machine médiatique de Bolloré cherche "l'armée de Tebboune" en France » — https://elmuashir.info/

2. Arcom, décisions de mise en demeure et sanctions contre CNews — https://www.arcom.fr/

3. Documentations publiques, périmètre du groupe Bolloré (CNews, C8, Europe 1, JDD, Paris Match) — données publiques.

⚠️ Réserves publiées. (1) La « campagne » de la machine Bolloré sur « l'armée de Tebboune » est rapportée par Elmuashir ; sa portée exacte reste à confirmer. (2) Les sanctions de l'Arcom contre CNews sont des faits documentés. (3) L'article critique un traitement médiatique et une stratégie d'influence, pas une personne ni une origine — et il n'utilise AUCUNE accusation à caractère antisémite ou ethnique.