Pacte de La Mecque : pourquoi l'Algérie doit entrer — et pourquoi elle ne peut plus se le permettre à moitié

Nabil Aziz — Le Caire, Égypte — 10 septembre 2026

Il y a des moments, dans la vie des nations, où l'Histoire cesse de prendre son temps. Le 7 août 2026, à La Mecque, trois États ont signé un accord qui va bien au-delà de leurs frontières : l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan — le prince héritier Mohammed ben Salmane, le président Recep Tayyip Erdoğan et le Premier ministre Shehbaz Sharif — ont scellé un pacte de défense conjointe dont la clause centrale est d'une simplicité brutale : une attaque armée contre l'un des trois est une attaque contre les trois. Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, l'a qualifié de « techniquement identique » à l'article 5 de l'OTAN. Le renseignement, l'entraînement militaire, la coopération industrielle : tout est prévu. Et le texte, disent ses promoteurs, reste ouvert à d'autres États.

Dès lors, une question mérite d'être posée sans détour, à Alger comme dans l'opinion : l'Algérie a-t-elle le luxe d'observer ce qui se construit, ou doit-elle entrer dans la pièce avant que les murs ne soient montés ? La réponse, nous allons le montrer, n'a rien à voir avec une quelconque soumission. Elle découle d'un principe que l'Algérie connaît mieux que personne : la souveraineté ne se proclame pas, elle se garantit.

Posons d'abord les faits, parce qu'ils sont têtus. Ce pacte n'est pas un club de plus : c'est un troisième axe sunnite, qui vient s'ajouter à l'axe iranien et à l'ordre américain, dans un Moyen-Orient en recomposition après la guerre d'Iran déclenchée en février 2026 et après des années d'expansionnisme israélien. Son poids vient de sa composition, et il faut la regarder en face : l'Arabie saoudite apporte la profondeur financière — Gardien des Deux Saintes Mosquées, elle pèse d'un poids économique et symbolique unique dans le monde islamique ; le Pakistan apporte la masse militaire et le statut de puissance nucléaire ; la Turquie apporte ce que les deux autres n'ont pas : une industrie de défense mature et une technologie qui, de drones en frégates, lui donne une capacité de fabrication autonome. Mettez les trois ensemble et vous obtenez une combinaison — argent, armée, industrie, dissuasion — qu'aucun pays du monde musulman ne peut reproduire seul. Voilà le décor. Maintenant, la question algérienne.

Car il faut le dire franchement : l'Algérie n'est pas un État qui cherche une protection. Avec ses 2,38 millions de kilomètres carrés — le plus grand pays d'Afrique —, ses 6 734 kilomètres de frontières terrestres, sa façade méditerranéenne, son Sahara, sa position au carrefour du Maghreb, du Sahel et de la Méditerranée, un budget de défense supérieur à 25 milliards de dollars en 2025 selon les données internationales, la première armée du continent et une doctrine de non-alignement constante depuis l'indépendance, l'Algérie est un acteur, pas un client. Elle n'a donc pas besoin d'un pacte pour exister.

Mais — et c'est là que la réflexion devient intéressante — les puissances qui comptent ne se contentent pas d'exister : elles entrent tôt dans les négociations qui dessinent l'architecture de leur voisinage, précisément parce que cette architecture, une fois figée, s'impose à tout le monde. La question n'est pas de savoir si l'Algérie a besoin du pacte, mais si le pacte — et l'ordre qu'il préfigure — peut se passer d'elle.

L'Algérie n'entre pas dans une histoire inconnue : elle y retourne

Il faut ici rappeler une chose que beaucoup feignent d'oublier, y compris chez nous. L'Algérie n'est pas un pays qui découvre les grands rendez-vous internationaux. C'est le pays qui les a convoqués.

En septembre 1973, Alger a accueilli le sommet des pays non alignés : 57 chefs d'État réunis dans une seule ville, pour porter la voix du Tiers-monde et exiger un droit au développement. Le président Houari Boumediene (Rahimou ALLAH) y a imposé une idée qui a fait trembler les chancelleries occidentales — celle d'un nouvel ordre économique mondial, qu'il est allé défendre lui-même devant les Nations unies le 10 avril 1974. Entre-temps, l'Algérie avait nationalisé ses hydrocarbures et imposé au monde sa souveraineté énergétique, au prix d'une hostilité féroce, notamment française.

Voilà ce qu'est l'Algérie : le pays qui a fait de la souveraineté une doctrine, du non-alignement une méthode, et de la diplomatie une arme. Ce n'est pas une tradition récente, c'est une tradition de plus de soixante ans, forgée dans le sang de la guerre de Libération et portée par les plus grandes voix du tiers-mondisme.

Alors, que signifie entrer dans le Pacte de La Mecque, à la lumière de cette histoire ? Cela ne signifie pas renier 1973. Cela signifie appliquer 1973 à un monde nouveau. Le non-alignement de 1973 n'était pas un isolement, c'était un refus de la subordination : les pays non alignés se réunissaient précisément pour peser ensemble, sans être les obligés de Washington ou de Moscou. C'est exactement la logique du pacte : plusieurs puissances qui s'allient sans se subordonner. L'Algérie n'a rien à renier. Elle a une place à reprendre.

Ce que l'Algérie apporte — et ce que l'alliance apporte à l'Algérie

Il faut sortir du réflexe qui consiste à ne voir, dans une alliance, que le risque d'être entraîné. Regardons l'autre face : ce que l'Algérie apporterait à ce pacte, et ce que ce pacte apporterait à l'Algérie.

Ce qu'elle apporte. Une profondeur sahélienne réelle — la plus grande nation d'Afrique, frontalière du Mali, du Niger, de la Libye et de la Mauritanie. Une expérience antiterroriste payée dans le sang, sans équivalent dans le monde arabe. Une capacité de médiation reconnue, y compris par ceux qui ne l'aiment pas. Une crédibilité de pays qui n'a jamais trahi ses principes : ni ses ennemis, ni ses amis ne peuvent lui reprocher une capitulation. Dans une alliance, ce capital ne s'achète pas. Il se monnaye.

Ce qu'elle y gagne. Trois choses, et elles sont considérables.

La première, c'est une industrie de défense. L'Algérie investit massivement dans son armement, mais elle achète : elle ne fabrique pas encore à l'échelle qui la rendrait totalement souveraine. Or la Turquie, membre du pacte, est justement le pays qui a construit en vingt ans une base industrielle autonome — drones de combat, frégates, blindés, systèmes électroniques. Un partenariat industriel avec Ankara, dans un cadre multilatéral, ce n'est pas une dépendance de plus : c'est un transfert de compétences qui accélère la souveraineté technologique algérienne.

La deuxième, c'est le poids diplomatique — la marge de manœuvre. C'est ici que le mot compte. Une Algérie qui entre dans une alliance de cette envergure ne s'enferme pas : elle s'ouvre des portes. Elle devient un interlocuteur incontournable au sein du monde islamique, pèse sur les règles avant qu'elles ne soient écrites — la différence entre être l'auteur du texte et l'objet du texte — et transforme son non-alignement en capacité d'arbitrage. Dans un monde où les blocs se reforment, celui qui est partout chez lui n'est plus jamais coincé nulle part. Voilà ce qu'est une marge de manœuvre : ce n'est pas la liberté de ne rien faire, c'est la liberté de choisir.

La troisième, c'est la dissuasion. Et il faut le dire clairement, car c'est le point que les Algériens sous-estiment le plus. Le Pakistan est une puissance nucléaire déclarée depuis le 28 mai 1998 — premier essai, six essais au total en trois jours, un État qui n'a jamais signé le traité de non-prolifération et qui est aujourd'hui le seul pays musulman au monde à disposer de l'arme nucléaire. Nous ne disons pas qu'un pacte offre une garantie nucléaire : aucun texte publié ne l'établit, et nous ne nous livrerons pas à cette surenchère. Mais nous disons une chose strictement factuelle : la présence d'une puissance nucléaire dans une alliance change le calcul de n'importe quel adversaire. Un État ne menace pas impunément les membres d'un ensemble dont l'un des membres possède la bombe. Ce n'est pas un slogan, c'est de la dissuasion : elle opère par le seul poids de son existence.

« Et la Russie ? » — l'objection tombe d'elle-même, et c'est Moscou qui l'a dit

On nous opposera immédiatement l'argument que l'on croit décisif : l'Algérie est l'alliée de la Russie ; comment pourrait-elle entrer dans un pacte arabo-islamique sans trahir Moscou ?

Cet argument ne tient pas. Et il ne tient pas pour une raison simple : c'est Moscou elle-même qui a ouvert la porte.

Il faut d'abord rappeler ce qu'est l'Algérie pour la Russie. Ce n'est pas un client parmi d'autres. En juin 2023, à Moscou, les présidents Abdelmadjid Tebboune et Vladimir Poutine ont signé au Kremlin la Déclaration de partenariat stratégique approfondi entre l'Algérie et la Fédération de Russie, assortie d'une série de conventions, de mémorandums et de programmes d'action — extradition, télécommunications, agriculture, ressources en eau. Le président Poutine a lui-même qualifié l'Algérie de premier pays partenaire de la Russie en Afrique. Ajoutez à cela une coopération militaro-technique ancienne et structurante, une coopération navale active, et l'adhésion de l'Algérie à la Nouvelle Banque de développement des BRICS, formalisée en mai 2025. Voilà ce qu'est l'Algérie pour Moscou : un partenaire stratégique de premier rang, pas un satellite.

Et maintenant, relisons le signal du 7 septembre 2026. À l'université MGIMO de Moscou, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a cité publiquement l'Algérie comme futur membre possible du Pacte de La Mecque, aux côtés de l'Égypte parmi les candidats crédibles, en estimant qu'une telle adhésion aurait « un effet positif » si Alger décidait de s'y intéresser. Pour l'Iran, il a parlé du « pas le plus pragmatique » vers un ordre de sécurité collective élargi.

Mesurons ce que cela signifie. Ce n'est pas Alger qui doit rassurer Moscou : c'est Moscou qui encourage Alger. Le partenaire stratégique de l'Algérie, celui avec qui elle a signé sa déclaration de partenariat approfondi, ne voit aucune contradiction à ce qu'elle rejoigne un axe saoudo-turco-pakistanais — il y voit un facteur de stabilisation. Pourquoi ? Parce qu'une Algérie plus solidement ancrée, plus dissuasive, plus difficile à encercler, sert aussi les intérêts russes. Et parce que, loin de changer de camp, l'Algérie deviendrait le pont : la seule nation capable de parler simultanément à Moscou, à Riyad, à Ankara, à Pékin, à Washington et au Sahel — sans mandat de personne.

Voilà la démonstration définitive que le non-alignement algérien n'est pas un slogan de commémoration. Une alliée de la Russie qui signe avec Riyad sans demander la permission à qui que ce soit : personne ne peut appeler cela un alignement. C'est exactement le contraire. C'est ce à quoi ressemble la souveraineté quand elle est assumée jusqu'au bout.

L'encerclement : ce que l'Algérie endure pendant qu'on lui conseille la prudence

Et il faut nommer l'autre côté de la balance, celui que l'on n'aime pas évoquer à voix haute : l'encerclement. Depuis des décennies, l'Algérie fait face à une machine d'influence qui ne supporte pas son émergence — campagnes médiatiques coordonnées, rapports commandités, pressions diplomatiques, tentative de l'isoler sur le dossier du Sahara Occidental, accusations répétées sans preuves. À quoi s'ajoute une recomposition rapide des alliances dans son voisinage immédiat.

Et ce n'est pas une vue de l'esprit. Elle a un nom, elle a un axe, et elle a des faits.

Le 10 septembre 2026 — c'est-à-dire il y a quelques heures — l'Algérie a rompu ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis. Décision notifiée à l'ambassadeur émirati au siège du ministère des Affaires étrangères, avec un délai de 48 heures pour s'y conformer, suivie dans la soirée par la fermeture de l'espace aérien algérien aux aéronefs immatriculés aux Émirats. Le communiqué officiel parle d'« agissements provocateurs ou hostiles » ayant « atteint les limites de ce qui est admissible ou tolérable dans le cadre de relations entre deux États souverains ». La réaction d'Abou Dhabi ? Elle espère que cette décision sera temporaire. Aucun des griefs n'est contesté.

Ces griefs, un ancien ambassadeur algérien, Amar Belani, les a déroulés publiquement : soutien actif à un mouvement séparatiste classé organisation terroriste par Alger ; refuge accordé sur le sol émirati à des criminels en col blanc recherchés par la justice algérienne ; ventes d'armes destinées à renforcer les capacités militaires marocaines ; coopération étroite en matière de renseignement ; transferts technologiques à visée militaire. Et surtout : une tentative d'encerclement de l'Algérie par le Sahel, pour « neutraliser l'influence traditionnelle de l'Algérie » et renforcer la position de Rabat « aux portes sud du pays ».

Voilà la vérité que l'on veut nous cacher : pendant que certains expliquent doctement à l'Algérie qu'il serait imprudent de s'allier, d'autres s'allient déjà contre elle. Ils arment son voisin, soutiennent ceux qui veulent démembrer son territoire, financent la déstabilisation de son flanc sud et se partagent son espace. Ce ne sont pas des partenaires : ce sont des vautours. Ils tournent au-dessus d'un pays qu'ils n'ont jamais accepté de voir debout, souverain, énergétique, militairement crédible, et capable de dire non.

Et il faut appeler les choses par leur nom, sans détour et sans peur. La matrice de cet axe, c'est la normalisation avec l'entité sioniste : les accords d'Abraham de 2020, signés par les Émirats et par le Maroc au mépris de la cause palestinienne, ont créé un bloc d'intérêts sécuritaires — Rabat, Abou Dhabi, Tel-Aviv — dont l'Algérie est la cible désignée. Ce bloc a une particularité que le monde musulman n'oubliera pas : il a vendu la Palestine pour des contrats, des drones et des postes avancés. L'Algérie, elle, n'a rien vendu. Jamais. Sur la Palestine, sur le Sahara Occidental, sur sa propre indépendance, elle a tenu — seule, sous pression, pendant des décennies.

C'est précisément pour cela que cette alliance est une obligation de survie. Pas la survie physique du pays : nul ne menace l'Algérie d'invasion. Sa survie stratégique — c'est-à-dire sa capacité à décider elle-même de son environnement, à ne pas se réveiller un matin dans un ordre régional écrit sans elle, à ne pas devenir un sujet de négociation pour ceux qui la convoitent.

La formule : entrer, oui — mais à nos conditions

Car c'est ici que se joue la vraie question — celle de la formule, et elle est décisive.

Il serait absurde, et contraire à la doctrine constitutionnelle algérienne, d'entrer dans un mécanisme d'engagement militaire automatique qui entraînerait l'armée algérienne dans des guerres décidées ailleurs. L'Algérie n'envoie pas ses soldats à l'étranger, et ce principe n'a pas été écrit pour être renversé au premier pacte venu.

Mais le Pacte de La Mecque n'est pas un bloc monolithique : c'est un ensemble — défense, renseignement, entraînement, industrie, technologie, économie. Une participation algérienne peut commencer par les étages qui n'hypothèquent rien : coopération industrielle et technologique, échanges de renseignement, formation, exercices conjoints, coordination diplomatique. On entre par le haut de l'édifice, on garde sa liberté d'action, et si le cadre doit un jour devenir contraignant, il le deviendra aux conditions algériennes, et à ses conditions seulement.

Voilà ce que le non-alignement signifie vraiment : il n'interdit pas les alliances, il interdit la subordination. C'est la nuance capitale que les donneurs de leçons feignent de ne pas comprendre. L'Algérie a signé un mémorandum de défense avec les États-Unis en janvier 2025, coopère avec la Russie, la Chine et l'Europe, et n'a renoncé à rien. Entrer dans un pacte régional en posant ses conditions, ce n'est pas s'aligner : c'est obliger les autres à composer avec elle.

Et si elle refusait ?

Reste la question que personne, à Rabat comme ailleurs, ne veut entendre : que se passe-t-il si l'Algérie refuse d'entrer ?

La réponse est simple et brutale. Un pacte qui rassemblerait l'Arabie saoudite, la Turquie, le Pakistan — et peut-être l'Égypte demain — sans l'Algérie, c'est un monde islamique qui se réorganise autour d'un pôle dont la première armée d'Afrique, le premier pays du continent et le premier budget de défense du Maghreb ne feraient pas partie. Pire : dans cette configuration, les questions saharienne et sahéliennes se discuteraient dans des enceintes où Alger ne serait pas assise. L'Algérie, qui a toujours refusé d'être un enjeu, deviendrait un sujet de discussion pour d'autres.

Ajoutez à cela ce que nous venons de décrire : un axe hostile qui l'encercle, arme son voisin, soutient les séparatistes, déstabilise le Sahel et vient d'être remis à sa place par une rupture diplomatique. Dans ce contexte, le statu quo n'est pas la neutralité : c'est de l'exposition.

Ce qu'il faut faire, concrètement

Exactement ce que les puissances sérieuses font : engager le débat au grand jour, sans complexe et sans précipitation.

Étudier la portée réelle d'un texte qui n'a pas été publié. Envoyer des signaux. Poser des conditions. Tester les intentions des trois capitales — Riyad, Ankara, Islamabad — et voir ce qu'elles sont prêtes à offrir à la première armée d'Afrique. Négocier la formule avant de signer quoi que ce soit. Et surtout : cesser de traiter cette question comme un tabou, alors qu'elle détermine les trente prochaines années.

Une dernière chose, pour ceux qui crieront à la trahison du non-alignement. Le 10 septembre 2026, l'Algérie vient de rompre avec un État du Golfe qui armait son rival et déstabilisait son Sahel. Le même jour, elle ouvrait ses canaux vers Oman et vers le Niger. Ce n'est pas un pays qui se recroqueville : c'est un pays qui nettoie son environnement stratégique et se libère une place à la table. Il serait incohérent de rompre d'un côté et de rester à la porte de l'autre.

Le Pacte de La Mecque est en train de se construire. Ses fondateurs ont dit qu'il était ouvert. Moscou a publiquement évoqué Alger. Le texte n'est pas encore figé, et les fenêtres d'influence ne restent pas ouvertes longtemps.

En 1973, Alger réunissait 57 chefs d'État et dictait au monde l'agenda du Tiers-monde. Il n'y a aucune raison — aucune — pour que la plus grande nation d'Afrique, première armée du continent, carrefour de trois espaces stratégiques et héritière du non-alignement, se contente aujourd'hui d'attendre son tour à la porte. La souveraineté ne se proclame pas. Elle se garantit. Et face aux vautours — et à ceux qui ont vendu la Palestine pour un contrat — l'Algérie a besoin de garanties, pas de bonnes manières.

Il est temps d'entrer dans la pièce. Avant que la porte ne se referme sans elle.