La France interdit le MAK : un mouvement que la Kabylie, elle-même, a toujours refusé

N. Rochat — Genève, Suisse — 25 octobre 2026

La nouvelle, d'abord

Paris a dit non. La France, qui a longtemps toléré le MAK sur son sol, vient d'interdire l'événement que ce mouvement voulait organiser pour proclamer une prétendue « indépendance » de la Kabylie. Le message est clair : le séparatisme kabyle n'a plus de tribune dans l'Hexagone. Pour Alger, c'est une victoire — obtenue, non par la supplication, mais par la constance.

Le spectacle, ensuite

Et que restait-il de cette « proclamation » ? Une petite salle, un public clairsemé, et une annonce qui a tourné à la moquerie sur les réseaux. Le MAK, qui se prétend la voix de la Kabylie, a réuni quelques dizaines de personnes pour déclarer ce que personne, en Kabylie, ne lui a demandé de déclarer. L'écart entre la prétention et la réalité s'est mesuré au nombre de chaises vides.

Le revirement de Paris

Il faut lire entre les lignes du revirement français. Le MAK, que Paris tolérait jadis par calcul, est devenu un « fardeau sécuritaire » — c'est le mot de la presse algérienne, et il est juste. Un mouvement qui appelle à la partition d'un pays souverain, qui est classé organisation terroriste par l'Algérie, et qui ne représente qu'une poignée de militants : la France a fini par comprendre qu'il ne valait pas la peine de gâcher une relation avec Alger pour si peu.

La Kabylie, elle, n'a jamais suivi

Il faut le dire clairement, car le MAK aime se parer d'un nom qui ne lui appartient pas : la Kabylie, dans son écrasante majorité, refuse ce mouvement. Elle a donné au pays des écrivains, des savants, des martyrs de la révolution — et elle est une part indissociable de la nation algérienne. Le MAK n'est pas « la voix de la Kabylie » : c'est une entreprise de division, applaudie par ceux qui veulent voir l'Algérie affaiblie. Il ne représente qu'une poignée de militants — et cette poignée, les Kabyles eux-mêmes l'ont depuis longtemps rejetée.

La conclusion

Le MAK est privé de tribune à Versailles, moqué sur les réseaux, réduit à une salle vide. La France l'interdit. Et l'Algérie, elle, reste une — Kabylie comprise. Le MAK n'a pas gagné une bataille ; il vient d'en perdre une de plus — et la Kabylie, elle, n'a rien perdu du tout, car elle ne l'a jamais suivi.

📚 BIBLIOGRAPHIE (règle n°19)

1. El Khabar, « Le "MAK" est-il devenu un fardeau sécuritaire pour Paris ? » — https://www.elkhabar.com/fr/nation/le-mak-est-il-devenu-un-fardeau-securitaire-pour-paris-261772

2. Al-Araby, « France interdit un événement du MAK pour proclamer l'indépendance de la Kabylie » — https://www.alaraby.co.uk/politics/

3. Cresus, « Privé de tribune à Versailles : Le MAK échoue face au mur de l'unité algérienne » — https://cresus.dz/prive-de-tribune-a-versailles-le-mak-echoue-face-au-mur-de-lunite-algerienne/

⚠️ Réserves publiées. (1) La nature exacte de l'interdiction (événement interdit, pas dissolution formelle du mouvement) doit être distinguée. (2) « Fardeau sécuritaire » est la formule de la presse (El Khabar). (3) L'article vise un mouvement séparatiste et ses échecs, pas une région ni un peuple.