« L'Algérie a plus à perdre que nous » : vous avez vendu la Palestine, vous armez les milices du Darfour — voici la réponse, chiffre par chiffre
Yasmine Belkacem — Genève, Suisse — 13 septembre 2026
Note de méthode. Chaque chiffre de cet article est vérifiable : nous donnons la source, la date et, quand elle existe, le nom exact de la série ou du document. Nous n'inventons rien et nous ne publions aucune image non authentifiée — il en circule, elles sont truquées, nous dirons lesquelles et pourquoi nous les laissons de côté. Et à la fin, nous concédons ce qui doit être concédé.
🗣️ Ce qu'on nous dit depuis Abou Dhabi
Depuis la rupture des relations diplomatiques décidée par l'Algérie, le 10 septembre 2026, une phrase tourne dans les milieux émiratis et sur les réseaux : « l'Algérie a plus à perdre que les Émirats ». Ils auraient plus d'argent, plus de partenaires, et n'auraient pas besoin de l'Algérie pour faire des affaires. Le ton est celui du donneur de leçons : l'Algérie serait la partie faible, celle qui doit réfléchir avant de parler.
Nous avons pris les trois affirmations, une par une, et nous les avons confrontées aux chiffres — les leurs, ceux de leurs propres partenaires, et ceux des institutions internationales. Voici le résultat.
💰 Première affirmation : « nous n'avons pas besoin de l'Algérie »
Voici le commerce réel entre les deux pays. Source : le quotidien égyptien Veto Gate, citant l'économiste Khaled El-Chafei, le 10 septembre 2026 — le jour même de la rupture.
| Algérie – Émirats : le commerce réel | Montant |
|---|---|
| Échanges annuels, hors pétrole | ≈ 625 millions de dollars |
| Part des exportations émiriennes vers l'Algérie | 80 à 85 % |
| Part des exportations algériennes vers les Émirats | 15 à 20 % |
Lisez ce tableau deux fois, parce qu'il renverse complètement la phrase qu'on nous sert. Sur cent dollars d'échanges, quatre-vingts à quatre-vingt-cinq vont des Émirats vers l'Algérie, et quinze à vingt seulement vont de l'Algérie vers les Émirats. Ce n'est pas l'Algérie qui a besoin des Émirats : c'est l'inverse.
Et que nous vendent-ils ? Des réexportations de matières premières, des équipements techniques et du plastique. Traduction : des choses que l'Europe, la Chine ou nos propres usines fournissent.
Et que leur vendons-nous, à eux ? Des produits alimentaires et des matières minérales. Nous leur vendons de quoi manger. Nous leur vendons aussi du carburant : plus de 13 000 barils par jour de produits pétroliers raffinés en Algérie, en décembre 2025.
Et ce n'est pas nous qui le disons. C'est cet économiste égyptien — dans un journal égyptien, donc pas un ami de l'Algérie — qui conclut qu'une rupture ne provoquera « pas de choc économique global » et « pas de paralysie structurelle de l'économie algérienne », mais seulement « la recherche d'alternatives d'importation via d'autres marchés, au premier rang desquels les marchés européens et chinois » (traduction de l'arabe).
La source, précisément — pour que personne ne puisse dire que nous l'inventons. Ces propos sont ceux du Dr Khaled El-Chafei, économiste, recueillis par le quotidien égyptien Veto Gate et publiés le 10 septembre 2026, le jour même de la rupture des relations diplomatiques. L'article porte ce titre : « 625 millions de dollars d'échanges commerciaux — Khaled El-Chafei : la crise entre l'Algérie et les Émirats ne se transformera pas en choc économique ». Le voici, en accès direct : https://www.vetogate.com/5729342
Et voici ses mots exacts, en arabe, tels qu'ils ont été publiés — suivis de notre traduction, pour que chacun puisse contrôler :
« أما سيناريو الصدمة الإقتصادية الشاملة فلا تتجاوز احتمالية 10% لان الاقتصاد الجزائري لا يعتمد على التمويل الإماراتي لسد العجز المالي كما أن الجزائر لا تمتلك ديوانا خارجيا ملموسا للإمارات » (orthographe de l'original ; il faut lire « dette extérieure » : دَينًا خارجيًا)
Traduction : « Quant au scénario du choc économique global, sa probabilité ne dépasse pas 10 % — car l'économie algérienne ne dépend pas du financement émirati pour combler son déficit financier, et l'Algérie ne détient aucune dette extérieure tangible envers les Émirats. »
📉 Leur propre expert chiffre ce que nous aurions « à perdre » : 10 %, et moins de 2 %
Le même entretien donne trois scénarios, avec leurs probabilités. Les voici, tels qu'il les a chiffrés lui-même :
| Scénario | Probabilité (son analyse) | Ce qu'il décrit |
|---|---|---|
| Découplage progressif et calme | 60 % | Le différend politique continue sans choc brutal : les projets en cours se poursuivent, les nouveaux sont gelés. L'Algérie peut racheter progressivement les parts des partenaires émiratis — comme cela s'est déjà fait dans certains dossiers du tabac |
| Gel et reprise en main | 30 % | En cas d'escalade : annulation de certaines concessions de gestion portuaire et remplacement par des partenaires chinois ou turcs, avec risques juridiques et arbitrage international |
| Choc économique global | 10 % au maximum | L'Algérie ne dépend pas du financement émirati pour couvrir son déficit financier, et n'a aucune dette extérieure tangible envers les Émirats |
Retenez la troisième ligne, et surtout les deux raisons qu'il donne. Selon son analyse, il n'y a que 10 % de risque de choc global, parce que l'Algérie ne se finance pas auprès des Émirats et ne leur doit rien.
Et voici la donnée qui devrait clore définitivement le débat. Toujours selon son analyse, la part des Émirats en Algérie représente moins de 2 % de l'ensemble de leurs investissements à l'étranger.
Moins de 2 %. Voilà ce que nous pesons dans leur patrimoine. Et ce sont eux qui viennent nous expliquer que c'est nous qui avons « plus à perdre ».
Autrement dit : eux nous vendent du plastique et des machines. Nous, on achète ailleurs. C'est toute la différence entre un fournisseur et un partenaire.
⚠️ Ne confondez pas l'Algérie et le Maroc
Une confusion commode circule, et il faut la lever tout de suite : on parle du Maghreb comme d'un seul bloc, comme si les deux pays voisins avaient le même rapport à l'argent du Golfe. C'est faux, et c'est même l'inverse.
Le Maroc, lui, a besoin de vous — et il l'a prouvé en signant. Il a normalisé ses relations avec Israël le 10 décembre 2020, dans le même mouvement que vous, sous la même houlette. Et ses comptes disent le reste : 68,0 milliards de dollars de dette extérieure pour 37,1 milliards de réserves, soit 31 milliards de dollars de plus qu'il ne possède. Ses réserves sont empruntées. Sa couverture d'importations : 5,3 mois.
L'Algérie, elle, ne doit rien à personne : 6,9 milliards de dette extérieure pour 83,0 milliards de réserves — soit +76,1 milliards, et 16,5 mois de couverture d'importations, trois fois plus. Source : Banque mondiale, 2024, séries FI.RES.TOTL.CD, DT.DOD.DECT.CD et FI.RES.TOTL.MO.
Alors ne confondez pas. Si vous cherchez un client au Maghreb, cherchez de l'autre côté de la frontière : il a signé avec vous, il a emprunté, et il a besoin de votre argent. Nous n'avons pas besoin de vous. Nos voisins, si.
🏗️ Ce qu'ils possèdent réellement chez nous — et pourquoi ce n'est pas un argument
Ici, nous concédons un fait, parce qu'il est vrai. Les Émirats possèdent en Algérie des actifs et des investissements estimés entre 6 et 10 milliards de dollars, répartis dans les ports, la logistique, les industries mécaniques, l'énergie, la chimie, l'immobilier et le tourisme — avec, en tête, DP World. C'est réel. Nous ne le nions pas.
Mais un actif possédé dans un pays n'est pas un pouvoir sur ce pays. Ceux qui gèrent un port en Algérie ne possèdent pas l'Algérie : ils possèdent des installations situées en Algérie, soumises au droit algérien, sur un territoire tenu par l'Armée nationale populaire, dans un pays de 48 millions d'habitants. Ce n'est pas de la souveraineté : c'est une prise.
Et quand on coupe, qui perd l'actif ? Celui qui l'a construit, pas celui qui est dessus. Un port peut changer de gestionnaire. Un pays ne change pas de voisins.
C'est exactement ce que la presse marocaine a compris avant nous : elle a titré, cette semaine encore, « des ports aux véhicules blindés : comment Abou Dhabi contrôle les artères de l'économie algérienne ». Ils décrivent une prise. Et une prise, cela se desserre.
🔥 Leur économie : du sable, des salariés étrangers et des tours qui se vident
« Nous avons plus d'argent. » Regardons de quoi cet argent est fait.
Premier fait : leur pays n'est pas peuplé d'Émiriens. 88 % de la population des Émirats arabes unis sont des ressortissants étrangers — chiffre de l'agence Reuters. Autrement dit : neuf habitants sur dix n'ont pas ce pays pour patrie. Ils y sont pour un contrat, un salaire, une zone franche, un visa. Le jour où le contrat s'arrête, ils partent. Un pays dont 88 % des habitants peuvent quitter le sol en quarante-huit heures n'est pas une puissance : c'est un hall d'aéroport.
Deuxième fait : leur immobilier craque. « Le marché immobilier de Dubaï commence à craquer » — titre Semafor, le 7 avril 2026. Ce n'est pas un journal algérien. Ce n'est pas un journal arabe. C'est un média économique américain.
Troisième fait : leurs hôtels se vident. « À l'intérieur de la crise cachée de Dubaï : les touristes fuient et les hauts lieux du luxe se taisent » — titre du Daily Mirror, sur ces mêmes semaines.
Quatrième fait, le plus révélateur de tous : ils arrêtent ceux qui filment. À Dubaï, des personnes ont été interpellées pour avoir filmé les attaques iraniennes contre les infrastructures du pays — plusieurs médias ont rapporté ces arrestations, y compris celle de ressortissants français. Un pays qui doit emprisonner ceux qui filment ne protège plus son image : il la cache.
Voilà la « richesse » qu'on nous oppose : des tours posées sur du pétrole, une population qui peut partir du jour au lendemain, un immobilier qui fissure, un tourisme qui fuit, et des caméras qu'on confisque. On ne construit pas une nation avec un hall.
Et nous, pendant ce temps ? Nous avons 48 millions d'habitants qui ne partiront pas, parce que c'est leur pays. Pas un contrat. Pas une zone franche. Une patrie.
🕌 Ce que vous avez signé le 15 septembre 2020 — et que personne ne vous a demandé de signer
Arrivons maintenant à ce qui ne se discute plus, parce que c'est écrit noir sur blanc.
Le 15 septembre 2020, à la Maison-Blanche, les Émirats arabes unis ont signé un texte dont le titre officiel est exactement celui-ci : « Traité de paix, relations diplomatiques et normalisation complète entre les Émirats arabes unis et l'État d'Israël ». Ce n'est pas notre interprétation : c'est le titre du document publié par la Maison-Blanche.
Le mot « normalisation complète » est de vous. Et l'État avec lequel vous avez normalisé est celui qui occupe Al-Aqsa, premier lieu saint de l'islam après La Mecque et Médine, et qui en contrôle les portes.
Cinq ans plus tard, le 15 septembre 2025, c'est le gouvernement israélien lui-même qui a publié un bilan économique de ces cinq années, sur son site officiel, pour célébrer l'anniversaire. Ils ne s'en cachent pas : ils s'en félicitent. Et c'est vous qui leur avez donné cela.
Pendant que Gaza était bombardée, vous faisiez du commerce. Les chiffres ne viennent pas de nous : ils viennent des fichiers douaniers israéliens. 2 753,3 millions de dollars d'importations israéliennes en provenance des Émirats en 2024. Et un échange total entre les Émirats et Israël de 1 747 545 000 dollars en 2025. Ce sont leurs chiffres. Ce sont vos chiffres.
Il y a un autre dossier, et il est encore plus lourd. Des informations, reprises par la presse arabe, ont décrit des négociations entre les Émirats, Washington et Israël pour prendre en charge l'administration civile de Gaza après la guerre. Les Émirats ont démenti. Mais une question reste posée, et personne n'y a répondu : pourquoi est-ce à vous qu'on a pensé, et pas aux Palestiniens ?
Et il y a le dossier dont on parle trop peu, parce qu'il dérange tout le monde. Le Guardian, le 28 octobre 2025, révèle que des équipements militaires britanniques utilisés par les Forces de soutien rapide (RSF) au Soudan ont été retrouvés sur les champs de bataille — des documents transmis au Conseil de sécurité des Nations unies. Les RSF sont accusées de génocide au Darfour. Et dans ces documents, les Émirats sont directement mis en cause : ils sont, écrit le Guardian, « accusés de façon répétée de fournir des armes » à cette milice.
Relisez cette phrase lentement, puis dites-nous où est la trahison. Vous parlez de business, d'argent, de partenaires, de tours, de voitures et de cartes bancaires. Pendant ce temps, au Darfour, on massacre des musulmans avec des armes qui sont passées par votre pays.
Nous ne vous insultons pas : nous citons vos signatures. Le 15 septembre 2020, vous avez signé de votre main. Le reste, ce sont des conséquences.
🛡️ Ce que l'argent n'achète pas, et que nous avons
Ils ont plus d'argent. Nous avons une armée.
Le budget de la Défense nationale algérienne pour 2026 s'élève à 3 205,28 milliards de dinars, soit environ 24,6 milliards de dollars. C'est le premier budget du pays, loin devant tous les autres secteurs. Source : projet de loi de finances 2026.
Cette armée n'est pas une armée de location. Elle n'est pas commandée depuis un état-major étranger, elle ne combat pas par mercenaires interposés, et elle est faite de fils de ce pays, pour défendre ce pays.
Nous ne menaçons personne, et l'Algérie n'a jamais attaqué personne. Nous disons une chose simple : on ne parle pas à l'Algérie comme on parle à un client.
Et nous avons autre chose, que les bilans comptables ne mesurent pas. Nous avons une dignité qui ne se loue pas, une terre qui n'est pas un hall, et une foi qui ne se négocie pas contre un contrat. Allah nous suffit — et nous ne demandons la permission à personne pour le dire.
⚖️ Ce que nous concédons, parce que c'est vrai
Nous ne dirons pas que cette rupture ne coûte rien. Elle coûte : des investissements qui s'arrêtent, des importations à remplacer, des contrats à renégocier, et — c'est le plus grave — la situation d'Algériens établis aux Émirats. Nous demandons d'ailleurs à l'État de s'occuper d'eux en priorité absolue.
Nous ne dirons pas non plus que les Émirats sont un pays sans talents. Ils ont construit des ports, des aéroports, des villes et une logistique que le monde entier utilise. C'est vrai, et ce n'est pas rien.
Mais une réussite bâtie sur la trahison d'une cause sacrée n'est pas une réussite. C'est un calcul — et les calculs, cela se réévalue.
Et une dernière chose, qui n'est pas une décision administrative : que la position de l'Algérie sur la Palestine ne soit jamais mise sur la table d'une négociation, quel que soit le prix proposé. Sur cela, il n'y a rien à discuter — et c'est précisément ce que nos correspondants demandent qu'on leur garantisse.
🎯 La conclusion, en trois phrases
Le commerce entre l'Algérie et les Émirats, ce sont 625 millions de dollars par an, dont 80 à 85 % partent d'eux vers nous : ce n'est pas l'Algérie qui a besoin des Émirats, c'est l'inverse.
Leur pays compte 88 % d'étrangers, son immobilier craque, ses hôtels se vident et il arrête ceux qui filment : voilà la puissance qu'on nous oppose.
Et le 15 septembre 2020, à la Maison-Blanche, ils ont signé la « normalisation complète » avec l'État qui occupe Al-Aqsa. Nous, nous n'avons rien signé. Nous sommes 48 millions, nous avons une armée, et nous savons pourquoi nous tenons.
🚫 L'image que nous ne publierons pas — et pourquoi
Une image circule, prétendant montrer le président émirati dans les dossiers Epstein. Elle est truquée, et ce n'est pas une opinion : six rédactions de vérification indépendantes l'ont démontré — India Today, BOOM Live, The Quint, Newschecker, Vishvas News et Kompas.
Nous ne la publierons pas, et nous vous disons pourquoi en face : parce que le premier venu posterait les six démentis sous notre article, et tout le dossier tomberait avec elle — y compris les 15 milliards du graphique marocain, y compris les 83 milliards de réserves. Un faux chez nous, et c'est tout le journal qu'ils appellent faux.
Nous n'avons pas besoin de faux. Les chiffres ci-dessus suffisent. Ils sont signés, datés, et vérifiables.
🔗 Les sources, en accès direct — cliquez et vérifiez vous-même
- Le commerce Algérie–Émirats, les 80-85 % et les 6 à 10 milliards d'actifs — Veto Gate (Égypte), 10 septembre 2026 : https://www.vetogate.com/5729342
- La rupture des relations diplomatiques et les 48 heures données à l'ambassadeur — Africanews, 10 septembre 2026 : https://fr.africanews.com/2026/09/10/lalgerie-rompt-ses-relations-diplomatiques-avec-les-emirats-arabes-unis/
- Le budget de la Défense 2026 : 3 205,28 milliards de dinars, environ 24,6 milliards de dollars — Algerie360 : https://www.algerie360.com/plf-2026-lalgerie-prevoit-une-hausse-sans-precedent-du-budget-militaire/
- Les 88 % de ressortissants étrangers aux Émirats — Reuters, repris par la LANA (agence libyenne) : https://lana.gov.ly/post.php?lang=ar&id=360182
- « Le marché immobilier de Dubaï commence à craquer » — Semafor, 7 avril 2026 : https://www.semafor.com/article/04/07/2026/dubais-property-market-starts-to-crack
- « Les touristes fuient et les hauts lieux du luxe se taisent » — Daily Mirror : https://www.mirror.co.uk/news/world-news/dubais-hidden-crisis-tourists-leave-36998574
- Le texte des accords d'Abraham, titre officiel, 15 septembre 2020 — Maison-Blanche : https://www.presidency.ucsb.edu/documents/white-house-press-release-abraham-accords-peace-agreement-treaty-peace-diplomatic
- Les armes britanniques retrouvées au Soudan, les dossiers transmis au Conseil de sécurité et les Émirats « accusés de façon répétée » — The Guardian, 28 octobre 2025 : https://www.theguardian.com/global-development/2025/oct/28/uk-military-equipment-rapid-support-forces-rsf-militia-accused-genocide-found-sudan-united-nations
- Les négociations décrites sur l'administration de Gaza, et le démenti émirati — Al-Quds Al-Arabi et Al Jazeera, février 2026 : https://www.aljazeera.net/news/2026/2/2/
Ces liens ouvrent directement les documents et les articles cités. Ils suffisent à refaire l'intégralité de ce dossier, affirmation par affirmation.
Note finale. Les montants en dollars sont ceux publiés par les sources citées, sans arrondi autre que l'affichage. Les propos de l'économiste égyptien sont traduits de l'arabe par notre rédaction. Là où une information n'est qu'une accusation — le Soudan, Gaza — nous écrivons « accusé », et nous nommons celui qui accuse. Là où une image est fausse, nous le disons et nous ne la publions pas.