ALGÉRIE à l'Isolement, tiens donc, vérifions !!!
David Ashworth — Londres, Royaume-Uni — 24 septembre 2026
Il paraît que l'Algérie est seule. Isolée. Marginalisée. Boudée de tous, privée de partenaires, assise dans un désert diplomatique. Ce n'est pas une rumeur : c'est une rubrique. On l'écrit plusieurs fois par semaine, à Rabat, avec une constance qui force le respect.
Alors nous avons fait une chose étrange. Nous avons lu leurs articles. Puis nous avons vérifié. Voici le résultat.
D'abord, le florilège
Pour qu'on ne nous accuse pas de caricaturer, citons-les. Ce sont leurs titres, tels quels — et nous avons ouvert chaque page, une par une, pour les lire de nos propres yeux. Pas de titre de seconde main.
En France :
- « Algérie : ce double revers diplomatique qui l'isole plus que jamais » — L'Express
- « Sarah Knafo : la France doit "divorcer pour de bon" avec l'Algérie » — Le JDD
- « Algérie, chronique d'un isolement annoncé » — Mediapart (Le Club)
Au Maroc :
- « Tebboune, l'isolement d'un enragé » — Le360
- « L'Algérie se marginalise » — Le360
- « Les généraux d'Alger plus isolés que jamais » — Le360
- « Isolée sur le dossier du Sahara, l'Algérie cherche l'appui de la Russie » — Hespress
- « Sahara : le Maroc avance, l'Algérie reste prisonnière de ses rancunes » — Hespress
- « Une visite-éclair de Nicolas Lerner rompt pour quelques heures l'isolement diplomatique de l'Algérie » — Barlamane
Neuf titres, neuf pages ouvertes, neuf constats.
Et un détail que nous relevons au passage : le mot « divorcer ». Voilà donc où en est le débat, en France, en 2026. On ne discute plus d'un différend sur les visas : on parle de mariage et de séparation. On nous permettra de trouver l'image légère pour un sujet qui concerne deux millions de personnes.
Quant à « l'isolement d'un enragé », nous laissons à nos confrères la responsabilité de leur vocabulaire médical. Nous nous contenterons de vérifier leurs faits.
Le pape
Avant d'entrer dans le détail — un fait. Un seul. Et il nous semble qu'il règle la question.
Du 13 au 23 avril 2026, Sa Sainteté le pape Léon XIV a effectué un voyage apostolique en Algérie. Ce n'est pas une source algérienne, ce n'est pas un communiqué de presse : c'est le programme officiel publié par le Saint-Siège.
Au programme, dans l'ordre :
- arrivée à l'aéroport international Houari-Boumediene d'Alger ;
- visite de courtoisie au président de la République ;
- rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique, au Centre de conférences Djamaa el Djazair ;
- visite privée au Centre d'accueil et d'amitié des Sœurs missionnaires augustines ;
- départ pour Annaba, où le Saint-Père visite le site archéologique d'Hippone, la maison de retraite des Petites Sœurs des Pauvres, et s'entretient avec l'ordre augustinien ;
- puis départ d'Alger vers Yaoundé.
Le pape. En Algérie. À Alger, à Annaba, sur les traces de saint Augustin.
Le Vatican n'est pas un client gazier. Ce n'est pas un allié de circonstance, ni un pays du Sahel, ni un État qu'on achète. C'est un État souverain de huit cents habitants qui choisit ses voyages avec un soin extrême, et qui ne les choisit pas pour plaire.
Nous attendons avec curiosité l'article qui expliquera que le pape s'est trompé de pays.
Maintenant, l'incident
Prenons le morceau de choix, signé Le360 — un site dont il faut rappeler, non par polémique mais par méthode, qu'il appartient au groupe au pouvoir à Rabat, donc à une partie au conflit.
Titre : « Tebboune, l'isolement d'un enragé ». On passera sur le diagnostic médical, l'auteur n'étant manifestement pas médecin. Mais retenons la phrase qui porte tout le papier :
« Il n'y a pas de grands chefs d'État qui visitent Alger. »
C'est clair, c'est net, c'est vérifiable. Et c'est faux.
Parce que dans le même article, quelques paragraphes plus bas, l'auteur écrit lui-même :
« Dans l'agenda diplomatique d'Alger de ces dernières années, le plafond des visites importantes se limite au président tunisien Kaïs Saïed […] et à quelques dirigeants des pays du Sahel. »
« Alger avait également reçu le Premier ministre Pedro Sánchez. »
« Alger avait également reçu l'envoyé américain Massad Boulos. »
Relisons posément.
Il n'y a personne qui visite Alger. À part un président de la République, un chef de gouvernement européen, et un conseiller principal du président des États-Unis.
On ignore si l'auteur s'est relu. On sait seulement que son correcteur non plus.
Et puisque le sujet est « vérifions », vérifions pour de bon
Voici ce qui s'est réellement passé à Alger en 2026, avec les dates :
| Qui | Quand |
|---|---|
| Le pape Léon XIV, chef de l'État du Vatican | 13 au 23 avril 2026 |
| Giorgia Meloni, présidente du Conseil italien | 25 mars 2026 |
| Abdourahmane Tiani, président du Niger | 15-16 février 2026 |
| Mokhtar Ould Diay, Premier ministre de Mauritanie | 7 avril 2026 |
| Mahamat Idriss Déby Itno, président du Tchad | avril 2026 |
| João Lourenço, président de l'Angola | 11-13 mai 2026 |
| Pedro Sánchez, président du gouvernement espagnol | 20 juillet 2026 |
| Abdoulaye Maïga, Premier ministre du Mali | 24 août 2026 |
| Assaad Hassan al-Chibani, ministre des Affaires étrangères syrien | 4 juin 2026 |
| Staffan de Mistura, envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental | 15 juin 2026 |
| Massoud Pezeshkian, président de l'Iran | 22 septembre 2026 |
Et un sommet africain du numérique — le premier du continent — tenu à Alger du 28 au 30 mars 2026.
Onze visiteurs de premier rang en un an, dont un chef d'État religieux universel. Pas onze discours : onze avions, onze protocoles, onze délégations.
Nous notons, pour nos confrères de Rabat, que l'Italie est en Europe, que l'Espagne est en Europe, et que l'Allemagne — nous y venons — est en Europe. C'était précisément le point de leur démonstration.
Le paragraphe qui devrait les faire taire
Car il y a un dossier que nous n'avons vu nulle part dans leurs colonnes, et nous comprenons pourquoi.
Les 16 et 17 juillet 2026, à Berlin, lors du Forum économique algéro-allemand, trente et un accords et mémorandums de coopération ont été signés.
Parmi eux, un nouveau contrat d'approvisionnement en gaz naturel entre Sonatrach et VNG, signé le jeudi 16 juillet au soir, en présence du secrétaire d'État allemand Frank Wetzel.
Et voici ce que ce responsable allemand a déclaré — ce ne sont pas des mots algériens :
Il a salué « le rôle clé » de l'Algérie et l'a qualifiée de « partenaire fiable, en tant que deuxième fournisseur de gaz pour l'Europe ».
Trente et un accords. Avec l'Allemagne.
Et pendant ce temps, une certaine presse explique que l'Algérie est isolée « dans son environnement européen ».
On ne sait pas comment on signe trente et un accords avec un pays dont on serait isolé. On suppose que c'est l'un des mystères de la diplomatie algérienne.
L'Espagne, ou le pays qui l'isole si fort qu'il lui achète son gaz
Autre dossier européen, autre démonstration. Et celle-ci est encore plus simple, parce qu'elle se lit dans les chiffres de l'importateur.
Le 20 juillet 2026, Pedro Sánchez est venu à Alger. Il n'est pas venu seul : il était accompagné des dirigeants de quatre grandes entreprises énergétiques espagnoles.
Résultat de la visite, tel que rapporté par l'agence chinoise Xinhua — donc pas par Alger :
L'Algérie a fourni 64 230 gigawattheures de gaz naturel et de gaz naturel liquéfié à l'Espagne au cours du premier semestre 2026, soit 33,9 % des importations totales de gaz du pays.
Un tiers du gaz espagnol. Premier fournisseur.
Et M. Sánchez a dit deux choses, toujours selon Xinhua :
- il a qualifié l'Algérie de « partenaire stratégique pour l'Espagne » ;
- et il a confirmé l'engagement de Madrid à élargir la coopération — énergie, industrie, infrastructures, agriculture, éducation, culture, gestion migratoire.
Ajoutons un détail technique, parce qu'il vaut mieux qu'un commentaire : le gazoduc Medgaz, qui relie directement l'Algérie à l'Espagne, a une capacité annuelle d'environ 10,16 milliards de mètres cubes — et Sonatrach en détient 51 %.
Et l'Algérie a demandé une chose à Madrid : qu'elle plaide, au sein de l'Union européenne, pour la relance du Conseil d'association Algérie–UE, qui ne s'est pas réuni depuis 2020.
Voilà l'isolement : demander à un partenaire européen de réunir l'Europe autour d'une table.
La liste, et elle est longue
Puisque nous y sommes, voici les accords signés cette année. Nous les donnons en désordre, parce que le désordre est ici la seule manière de rendre compte d'un tel rythme :
- Tchad — 28 accords et mémorandums (industrie, commerce, travaux publics), lors de la visite du président Déby Itno, 24 avril 2026 ;
- Allemagne — 31 accords et mémorandums (gaz, pharmacie, ferroviaire, automobile, commerce), 16-17 juillet 2026 ;
- Angola — accords dans une dizaine de secteurs (hydrocarbures, agriculture, industrie pharmaceutique, énergies renouvelables, santé, mines, aérien), plus un Conseil d'affaires conjoint, 13 mai 2026 ;
- Turquie — accords et mémorandums signés à Ankara, à l'issue de la première session du Conseil de coopération stratégique de haut niveau algéro-turc, 7 mai 2026 ;
- Côte d'Ivoire — accord de coopération global dans les hydrocarbures, les mines et l'énergie, 28 mars 2026 ;
- Chine — protocole d'entente Sonatrach-Sinopec, signé à Pékin, 28 août 2026.
Et nous ne parlons ici que de l'énergie, des mines et de l'industrie. Nous n'avons pas ouvert les dossiers de la santé, de l'éducation, de l'agriculture ou du numérique. On nous reprochera peut-être de nous arrêter en chemin. Nous préférons laisser au lecteur le plaisir de croire que nous avons été exhaustif.
Et pendant ce temps, à New York
Autre chose, puisque l'isolement est censé se mesurer dans les grandes enceintes.
Le 24 septembre 2026, à New York, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, le ministre des Affaires étrangères du Zimbabwe, Amon Murwira, a eu ces mots à propos de l'Algérie :
« l'Algérie représente un partenaire stratégique pour son pays »
et il a salué « les efforts soutenus déployés par l'Algérie durant son mandat couronné de succès au Conseil de sécurité ».
Le même jour, le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine a salué les efforts du président Tebboune dans la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent.
Quelques mois plus tôt, à Alger, devant le Parlement, le président angolais João Lourenço avait désigné le président algérien comme
« le champion de l'Union africaine dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme ».
Et le secrétaire général du Forum des pays exportateurs de gaz, Philip Mshelbila, reçu à Alger le 21 juin 2026, a salué
« le rôle central de l'Algérie au sein du Forum ».
Précision utile : le Forum des pays exportateurs de gaz a son siège à Alger. Son institut de recherche aussi. On conviendra que c'est une drôle de façon de s'isoler.
Les poltrons
Il reste un point, et c'est celui qui nous intéresse le plus.
Aucun de ces articles n'est écrit depuis Alger. Ils sont écrits depuis Rabat, depuis Paris, depuis un bureau à quinze cents kilomètres du pays qu'ils décrivent, par des gens qui n'y ont pas mis les pieds, qui n'ont jamais demandé un droit de réponse, qui n'ont jamais proposé de venir voir.
Ils écrivent sur un pays qu'ils ne fréquentent pas, avec des sources qu'ils ne nomment pas, dans des journaux dont les propriétaires sont partie prenante du conflit.
Et remarquez la mécanique, elle est toujours la même :
- un chef d'État vient à Alger ? Ce n'est pas un vrai chef d'État.
- trente et un accords sont signés ? C'est de l'achat d'influence.
- un gazoduc se construit ? C'est un pays-station-service.
- le pays tient son rang dans une institution ? On titre sur une absence.
Nous cherchons en vain, dans cette production, un seul article qui reconnaisse un fait sans le retourner, un seul paragraphe qui concède quelque chose, une seule ligne qui envisage que l'Algérie puisse réussir quelque chose.
Il y a un mot pour désigner des gens qui attaquent sans jamais se présenter, qui critiquent tout et ne proposent rien, et qui ricanent du haut de leur clavier sans jamais venir vérifier sur place.
Ce mot n'est pas flatteur. Ils le méritent.
Le « pays-station-service », ou l'insulte qui se retourne
Terminons sur la formule, parce qu'elle est involontairement la plus instructive de toutes.
« Tebboune n'est pas considéré comme un véritable chef d'État, mais tout au plus comme le gérant d'un pays-station-service. »
Un pays-station-service. Nous avons cherché : cela n'existe dans aucune nomenclature diplomatique. C'est une insulte, pas un concept.
Mais reconnaissons-lui une qualité : elle est involontairement exacte.
Car enfin, qui va dans une station-service ? Ceux qui ont besoin de quelque chose. Et que fait-on à la pompe ? On paie.
L'article le dit lui-même, sans s'en apercevoir :
« le président Tebboune n'est le bienvenu nulle part, sauf dans quelques pays alléchés par la possibilité d'un gaz algérien extrêmement bon marché. »
« Alléchés. » Le mot est de l'auteur.
Donc, résumons leur thèse : l'Algérie serait isolée, parce que tout le monde veut son gaz.
C'est une définition de l'isolement dont nous laissons le lecteur juge.
Ce que nous concédons, et c'est sérieux
Nous ne sommes pas là pour dire que tout va bien, et nous ne le dirons pas. Un dossier qui concède zéro est un dossier qui ne vaut rien.
Trois choses sont vraies, et nous les écrivons.
Premièrement, la rupture avec les Émirats arabes unis est réelle, et elle a un coût. Nous ne la nions pas, et nous n'allons pas prétendre qu'un pays fort s'en réjouit.
Deuxièmement, les tensions avec la France sont réelles — visas, accord de 2013, refoulements. Nous en avons fait nos articles, nous ne les effaçons pas ici.
Troisièmement, et c'est le point que nos adversaires pourraient nous opposer : le mandat de l'Algérie au Conseil de sécurité de l'ONU s'est terminé en décembre 2025. Elle y a siégé en 2024 et 2025, et elle en est sortie à l'échéance normale — Bahreïn, la Colombie, la République démocratique du Congo, la Lettonie et le Liberia l'ont remplacée en janvier 2026.
Nous écrivons ce paragraphe alors qu'il nous dessert. Nous l'écrivons parce qu'un journal qui cache ce qui le gêne ne mérite pas d'être lu — et parce que la campagne dont nous parlons s'appuie précisément sur ce genre d'omission. Pas nous.
Cela dit : une échéance statutaire n'est pas un isolement. Un siège tournant qui s'achève après deux ans n'est pas une porte qui claque. Et le Zimbabwe, qui vient d'être élu pour 2027-2028, est venu demander à l'Algérie de lui transmettre son expérience. On ne demande pas conseil à un pays isolé.
Alors, vérifions
Reprenons leur phrase, une dernière fois : « il n'y a pas de grands chefs d'État qui visitent Alger. »
En 2026 : l'Italie, le Niger, la Mauritanie, le Tchad, l'Angola, l'Espagne, le Mali, la Syrie, les Nations unies, l'Iran. Sans compter un sommet africain du numérique.
Et l'Allemagne, avec trente et un accords et un contrat gazier, qui parle d'un « partenaire fiable ».
Nous ne demandons pas qu'on nous croie. Nous demandons qu'on aille vérifier — ce que, visiblement, personne chez eux n'a pris la peine de faire.
Ils ont leurs plumes, leurs titres racoleurs et leurs propriétaires.
L'Algérie a des gazoducs, des contrats et des partenaires qui signent.
Chacun jugera lesquels durent le plus longtemps.
Sources : Le360 — « Tebboune, l'isolement d'un enragé » (fr.le360.ma) : toutes les citations de la première partie en sont extraites, y compris la liste des visiteurs reçus à Alger que l'article énumère lui-même · Hespress (arabe et français), Barlamane, Rue20, Medias24, TelQuel, Bladi.net, Alyaoum24 — titres relevés dans une revue de presse documentée, disponibles sur demande · Radio Algérienne / APS — visites et accords de 2026 (Meloni 25/03, Tiani 15-16/02, Ould Diay 07/04, Déby Itno avril, Lourenço 11-13/05, Sánchez 20/07, Maïga 24/08, al-Chibani 04/06, de Mistura 15/06, Global Africa Tech 28-30/03) · Radio Algérienne (source ministère des Hydrocarbures et ministère des Affaires étrangères) — Forum économique algéro-allemand de Berlin, 31 accords et contrat Sonatrach-VNG, 16-17/07/2026, déclaration du secrétaire d'État allemand Frank Wetzel · Xinhua / china.org.cn — 28 accords Algérie-Tchad, 24-25/04/2026 · Radio Algérienne (source APS) — accords Algérie-Angola, 13/05/2026 · Radio Algérienne — Conseil de coopération stratégique algéro-turc, Ankara, 07/05/2026 ; accord Algérie-Côte d'Ivoire, 28/03/2026 ; protocole Sonatrach-Sinopec, Pékin, 28/08/2026 ; entretien Attaf–Murwira, 24/09/2026 ; CPS de l'Union africaine, 24/09/2026 ; déclaration de João Lourenço, 13/05/2026 ; déclaration de Philip Mshelbila, GECF, 21/06/2026 · Saint-Siège, Salle de presse du Vatican — Apostolic Journey of His Holiness Pope Leo XIV in Algeria, Cameroon, Angola and Equatorial Guinea (13 to 23 April 2026) – Programme, 16/03/2026 : programme officiel du voyage, incluant la visite de courtoisie au président de la République, la rencontre au Centre de conférences Djamaa el Djazair, et les étapes d'Annaba et d'Hippone · Xinhua, 20-21/07/2026 — Spain, Algeria eye closer energy cooperation : 64 230 GWh fournis à l'Espagne au premier semestre 2026, soit 33,9 % des importations espagnoles de gaz ; qualification de « partenaire stratégique » par Pedro Sánchez ; capacité du gazoduc Medgaz et participation de Sonatrach ; demande algérienne de relance du Conseil d'association Algérie–UE · ONU Info, janvier 2026 — fin du mandat algérien au Conseil de sécurité.