Souveraineté énergétique : l'Algérie au cœur du nouvel équilibre méditerranéen

La Rédaction — Alger, Algérie — 2 septembre 2026

La reconfiguration des flux énergétiques mondiaux a replacé l'Algérie au centre des attentions européennes. Premier fournisseur de gaz de l'Italie et partenaire de longue date de l'Espagne, Alger négocie désormais depuis une position de force que peu d'observateurs avaient anticipée il y a cinq ans.

Mais la souveraineté énergétique ne se résume pas à des contrats d'exportation. Elle suppose une politique industrielle : valorisation locale des hydrocarbures, développement du photovoltaïque dans le Sud, et montée en puissance de l'hydrogène vert comme filière d'avenir. Les annonces récentes sur le projet SoutH2 Corridor illustrent cette ambition de long terme.

Reste la question essentielle : comment transformer la rente en développement durable ? Les économistes algériens le répètent — la diversification productive, l'appui aux PME et la réforme bancaire constituent les véritables chantiers de la prochaine décennie. La manne énergétique offre un répit, non une destinée.

Dans ce paysage, la voix algérienne porte : une méditerranée qui dialogue avec Alger sans chercher à lui dicter sa conduite y trouvera un partenaire stable, prévisible et attaché à sa souveraineté. C'est ce cap que nous entendons documenter, sans complaisance ni concession.